Le Parti libéral du Canada fait appel à la clémence et condamne la peine sévère imposée au défenseur saoudien de la liberté d’expression Raif Badawi

16 janvier 2015

La nouvelle que le défenseur saoudien de la liberté d’expression, Raif Badawi, a reçu les 50 premiers des 1 000 coups de fouet auxquels il a été condamné et qu’il doit recevoir au cours de 20 semaines, est assez troublante.

M. Badawi, qui est emprisonné en Arabie saoudite depuis juin 2012, a en outre été condamné à payer 300 000 $ d’amende et à dix ans de prison par le tribunal pénal de Jeddah pour avoir « blasphémé » et « adopté une position libérale ».

Le Parti libéral du Canada condamne fermement cette peine inhumaine et presse le gouvernement de l’Arabie saoudite de revoir sa position dans le cas de M. Badawi, dont l’unique crime a été d’exercer pacifiquement son droit à la liberté d’expression et d’appuyer la liberté de religion.

En tant que porte-parole libéral en matière d’affaires étrangères, j’ai écrit à l’ambassadeur de l’Arabie saoudite pour lui demander une rencontre afin de m’entretenir avec lui des inquiétudes de mon parti en ce qui a trait à la peine de M. Badawi.

Le Canada a des intérêts politiques, économiques et sociaux avec de nombreux pays, y compris l’Arabie saoudite.

Lorsque des désaccords surviennent à l’occasion entre notre pays et d’autres pays à propos de certains enjeux, notre gouvernement a l’obligation de se faire entendre.

Le Canada a toujours défendu les droits de l’homme et exprimé ses préoccupations concernant les violations de ces droits en maintenant un dialogue respectueux et ouvert.

En tant que porte-parole libéral en matière d’affaires étrangères, j’ai écrit à l’ambassadeur de l’Arabie saoudite pour lui demander une rencontre afin de m’entretenir avec lui des inquiétudes de mon parti en ce qui a trait à la peine de M. Badawi.

Si la rencontre a lieu, j’exhorterai les autorités saoudiennes à faire preuve de clémence envers M. Badawi afin qu’il puisse rejoindre sa femme, Ensaf Haider, et leurs trois enfants qui se sont établis à Sherbrooke, au Québec, après l’arrestation de M. Badawi.

Au cours des derniers jours, j’ai demandé ouvertement au ministre des Affaires étrangères John Baird de parler publiquement de la sentence injuste donnée à M. Badawi. Je suis encouragé de voir que le ministre M. Baird a critiqué publiquement la sentence de ce dernier en la déclarant inhumaine et qu’il a demandé la clémence.

Étant donné que M. Baird rencontrera le prince Turki al-Faisal, l’ancien ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis, au Forum économique mondial à Davos la semaine prochaine, et ensuite à Ottawa durant une visite planifiée à la mi-février, j’encourage fortement M. Baird d’aborder la cause de M. Badawi durant ces rencontres.

Nos pensées accompagnent M. Badawi, son épouse, et ses enfants, qui ont exprimé leur angoisse avec beaucoup d’émotions au cours des derniers jours.

Marc Garneau, député.
Porte-parole du Parti libéral du Canada en matière d’affaires étrangères et de La Francophonie