Donnons la priorité à la santé et à la sécurité des Canadiens. Construisons plus de logements pour la classe moyenne et mettons un terme à la recherche du profit et à la spéculation déloyale. Soutenons les femmes et les familles et donnons à chaque enfant le meilleur départ possible dans la vie grâce à des services de garde à 10 $ par jour. Luttons contre les changements climatiques et laissons un environnement sûr et sain à nos enfants et petits-enfants. Continuons d’avancer vers une véritable réconciliation avec les peuples autochtones. Unissons-nous pour lutter contre le racisme systémique. Trouvons de vraies solutions aux vrais enjeux auxquels nous sommes confrontés. Bâtissons un avenir meilleur qui donne à chacun une chance réelle et équitable de réussir.
Nous ne pouvons pas nous permettre de reculer. Pas dans la lutte contre la COVID-19 ou la crise climatique. Pas sur les soins de santé ou les services de garde. Pas pour les aînés, les travailleurs ou les familles.
C’est à nous de décider la direction que prendra notre pays. C’est à nous de choisir. Et cette plateforme est la voie que nous suivrons pour les générations à venir.
Avancer. Ou reculer. C’est notre choix. Avançons ensemble.
La vaccination est notre meilleure ligne de défense contre la COVID-19 et ses inquiétants variants. Elle protège non seulement les gens qui y ont recours, mais aussi ceux qui ne peuvent pas se faire vacciner comme les jeunes enfants. Voilà pourquoi le gouvernement libéral a travaillé sans relâche afin d’obtenir suffisamment de doses pour tous les citoyens canadiens bien avant l’échéancier original. C’est aussi pourquoi nous soutenons les provinces, les territoires et les communautés autochtones dans le déploiement de l’une des campagnes de vaccination les plus réussies au monde.
Les Canadiens sont fiers d’avoir l’un des meilleurs systèmes de soins de santé au monde. Ce n’est pas arrivé par magie. C’est parce que les Canadiens croient que nous devons nous occuper les uns des autres. Des soins de santé publique accessibles et bien financés sont au cœur de l’égalité au Canada. Cette valeur s’est avérée inestimable pendant la pandémie. Nous ne pouvons pas tenir notre système public de santé pour acquis.
Au cours d’une année normale, une personne sur cinq au Canada est atteinte d’une maladie mentale ou a un problème de toxicomanie. Nous savons qu’au cours des dix- huit derniers mois, près de la moitié des Canadiens affirment que leur santé mentale s’est détériorée pendant la pandémie. La santé mentale, c’est la santé. Voilà pourquoi nous avons fait de la santé mentale une priorité.
Pour bâtir un avenir meilleur pour les aînés et pour veiller à ce que de telles tragédies ne se produisent plus jamais, nous devons nous assurer que les conditions de travail dans ces établissements reflètent les normes de soins que les aînés méritent. Voilà pourquoi nous travaillerons avec les provinces et les territoires, tout en respectant leurs champs de compétences, pour soutenir les aînés grâce à un investissement de neuf milliards de dollars sur 5 ans. Ce financement permettra de garantir des conditions plus sécuritaires pour les aînés, et de meilleurs salaires et conditions de travail pour les préposés aux services de soutien à la personne.
Tout au long de la pandémie, nous avons mis la santé publique au premier plan. Les Canadiens se sont adaptés à chaque étape. Ensemble, nous avons trouvé de nouvelles et de meilleures façons de lutter contre ce virus. Nous reconnaissons que lorsque la pandémie sera terminée, nous avons la responsabilité d’examiner la réponse fédérale à la COVID-19 et de nous assurer que les leçons que nous avons apprises contribuent à mieux nous préparer à une pandémie à l’avenir. Par contre, il y a des choses que nous pouvons faire maintenant pour assurer la sécurité des Canadiens alors que nous terminons la lutte.
Cette année a démontré l’importance de nos écoles et de nos éducateurs, qui s’assurent que nos enfants sont motivés et qu’ils prospèrent. Une alimentation adéquate est également essentielle à la création d’un bon environnement d’apprentissage.
Pour bâtir leur avenir et se joindre à la classe moyenne, plusieurs Canadiens croient qu’ils doivent de devenir propriétaires. Or, en raison de la hausse du prix des loyers et des maisons, les jeunes sont nombreux à se demander s’ils pourront mener une vie aussi bonne que celle de leurs parents. Tous les Canadiens devraient trouver leur chez- soi et nous avons un plan en trois volets qui les mettra sur la bonne voie.
Nous avons besoin d’habitations dans les centres urbains destinées aux familles de la classe moyenne. Ces logements doivent s’accompagner de services, comme des garderies et un réseau de transport en commun accessibles. Nous avons besoin de logements abordables pour les personnes vulnérables, comme les femmes et les enfants qui fuient la violence, les personnes vivant avec un handicap et les jeunes. Nous avons aussi besoin d’un plan d’habitation mis au point conjointement avec les Autochtones qui vivent dans des communautés urbaines, rurales et nordiques hors des réserves. Enfin, pour les parents et les grands-parents qui prennent de l’âge et planifient leur avenir, ou pour les nouveaux arrivants qui ont besoin de plus d’espace pour agrandir leur famille, nous avons besoin de logements multigénérationnels pour encourager la transition vers des habitations de taille modérée et le vieillissement à domicile.
L’attractivité des habitations canadiennes est un objet de convoitise pour les profiteurs, les riches sociétés et les investisseurs étrangers. Cela ne fait qu’empirer le problème des logements sous-utilisés ou vacants, de la spéculation et de la montée en flèche des prix. Les propriétés sont destinées aux gens, non aux investisseurs.
Nous savons qu’élever des enfants coûte cher. Du logement à l’épicerie, des vêtements à la garde d’enfants et des nouveaux ordinateurs à l’apprentissage en ligne, joindre les deux bouts est une source de stress. Nous croyons que les parents devraient consacrer plus de temps à élever leurs enfants et moins de temps à se préoccuper de savoir quelles dépenses ils peuvent se permettre.
La pandémie de COVID-19 a eu des effets dévastateurs sur les aînés, sur leurs familles et sur les personnes qui prennent soin d’eux. Elle nous a montré que les conditions de soins dépendent des conditions de travail. Les Canadiens et leurs familles méritent qu’on assure de bons soins aux aînés. Nos travailleurs de première ligne méritent aussi d’être appuyés dans leurs efforts inlassables.
Les jeunes Canadiens ont été confrontés à certains des pires impacts économiques et sur la santé mentale de la pandémie. Nous avons pris les devants et proposé l’un des plus grands programmes à travers le monde pour soutenir les jeunes. Nous voulons redoubler d’efforts pour soutenir les jeunes parce que nous croyons que lorsque nous investissons dans les jeunes, nous investissons dans l’avenir du Canada.
Grâce à nos programmes d’urgence et au travail acharné des Canadiens, nous sommes presque rendus à notre but de créer un million d’emplois. Jusqu’à présent, le Canada a retrouvé 92 % des emplois perdus pendant la pandémie. En comparaison, les États-Unis n’en sont qu’à 75 %. Nous avons presque atteint ce million d’emplois créés malgré les deuxième et troisième vagues. Nous en sommes là parce que nous étions déterminés à faire ce qu’il fallait, aussi longtemps qu’il le fallait, pour que le Canada se sorte de la pandémie.
La relance est en cours au Canada. Cependant, il ne faut pas qu’elle soit simplement un retour à ce qui était. Elle devrait servir à améliorer les choses. Il s’agit de rendre le travail plus équitable, de sorte qu’au Canada, avec un emploi à temps plein, personne ne gagne moins qu’un salaire lui permettant de vivre décemment. Il s’agit de doter les Canadiens des compétences qu’ils souhaitent et dont ils ont besoin pour bien gagner leur vie. Il s’agit de faire du Canada un chef de file mondial dans la course aux talents et de rendre l’accès à un emploi plus facile et plus équitable, en supprimant les obstacles comme le manque de services de garde d’enfants.
Lorsque nous appuyons les entreprises canadiennes, nous appuyons les travailleurs, les familles et les communautés qui en dépendent. Soutenir les entreprises et leurs travailleurs est au cœur de notre plan pour créer des emplois, renforcer la classe moyenne et faire croître l’économie.
Nous savons que l’esprit d’innovation a besoin de bien plus que des réductions d’impôt. Il a besoin d’une foi en la science, d’ambitieux partenariats entre le gouvernement, le monde universitaire et le secteur privé, et d’un plan d’investissement dans les idées les plus innovatrices qui soient.
Les arts et la culture nous unissent et aident à représenter ce que nous sommes. La culture est une expérience vécue en commun, mais voilà un an et demi que nous avons dû rester séparés. Les projecteurs de bon nombre des scènes du Canada restent éteints, des salles de concert sont vides et des halls d’exposition sont dégarnis. Les travailleurs et les entreprises du secteur de la culture ont de tels défis à relever que leur avenir est incertain.
À l’heure de notre relance économique, nous devons nous assurer que les communautés d’un bout à l’autre du pays y prennent part. Nous devons aussi continuer d’améliorer la vie des gens qui habitent dans des petites communautés.
Pour aider les Canadiens en difficulté pendant la pandémie, nous avons veillé à ce que les prêteurs fournissent aux Canadiens des options pour alléger leurs paiements de dettes. Nous agirons pour nous assurer qu’à la fin de la COVID-19, il y ait des moyens de protection encore plus sûrs pour uniformiser les règles du jeu entre vous et votre institution financière.
Chaque année, le Grand Tintamarre nous rappelle la force de nos communautés linguistiques minoritaires, et leur lutte pour maintenir leur culture vivante. Dans un monde interconnecté et en évolution constante, le français et l’anglais ne sont pas traités sur un même pied d’égalité. Comme il a été dit dans le discours du Trône de 2020 : « il y a près de 8 millions de francophones au Canada dans un océan de plus de 360 millions d’habitants principalement anglophones. Le gouvernement a donc la responsabilité de protéger et de promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec. »
Nous avons toujours été et serons toujours un gouvernement fièrement féministe. Mais nous savons qu’il reste encore beaucoup à faire pour remédier aux inégalités entre les sexes au Canada.
La diversité est notre force. C’est pourquoi nous voulons bâtir un Canada qui accueille et célèbre toutes les cultures et tous les peuples.
Nous croyons en un Canada où chacun est libre d’être lui- même dans tous les aspects de sa vie. Améliorer la vie des communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer et bispirituelles est essentiel pour bâtir un Canada où chacun peut participer pleinement.
Au cours des six dernières années, nous avons fait de l’accessibilité et de l’inclusion des personnes en situation de handicap une priorité. Nous nous sommes concentrés sur l’élimination des obstacles et la lutte contre la discrimination et l’exclusion liées au handicap et à créer de nouvelles possibilités pour les Canadiens handicapés de travailler, de contribuer à leurs communautés et de profiter de la même qualité de vie que tous les Canadiens méritent.
Sous le gouvernement conservateur précédent, les émissions du Canada étaient en voie d’être 12 % plus élevées en 2030 qu’en 2005, malgré la promesse de Stephen Harper de les réduire de 30 %. Nous savions que cela n’était pas acceptable et nous avons dû travailler sur un plan sérieux. Aujourd’hui, il est prévu que les émissions du Canada seront 36 % plus faibles en 2030 qu’en 2005. Toutefois, nous savons qu’il reste encore beaucoup à faire.
Les emplois verts sont en plein essor dans toutes les régions du Canada, tant dans les secteurs traditionnels que nouveaux. Les travailleurs de l’automobile fabriquent des véhicules électriques. Les travailleurs de la construction et les personnes de métier construisent des maisons avec de nouveaux matériaux et de nouvelles méthodes écoénergétiques. Les travailleurs des usines et des fonderies fabriquent un aluminium et un acier parmi les plus propres du monde. Les travailleurs de l’aérospatiale construisent la nouvelle génération d’avions et d’hélicoptères électriques. Les petits entrepreneurs rêvent de la prochaine grande idée qui nous permettra de créer un avenir meilleur et carboneutre.
Les vagues de chaleur extrême et les feux de forêt dévastateurs partout au Canada cet été nous rappellent l’urgence de lutter contre les changements climatiques et de s’y adapter. Les Canadiens ont besoin de leaders qui sont prêts à faire face aux réalités des changements climatiques et à prendre des mesures efficaces pour se préparer à de futurs événements météorologiques extrêmes et pour assurer la sécurité et la santé des Canadiens.
La nature est au cœur de nos vies, de nos communautés et de notre identité. À l’échelle mondiale, la nature est soumise à une pression énorme. L’activité humaine a modifié les trois quarts de la surface de la Terre, créant une crise de biodiversité qui menace un million d’espèces dans le monde et perturbe la nature dont nous avons besoin pour capturer et pour entreposer le carbone. Nous avons la responsabilité d’agir et de protéger cette nature, aujourd’hui et pour les prochaines générations de Canadiens.
Les Canadiens en ont assez des déchets de plastique qui polluent nos océans, nos lacs, nos rivières et nos parcs. Voilà pourquoi nous interdisons les plastiques à usage unique nocifs qui ne peuvent être recyclés et établissons un ensemble d’objectifs d’élimination des déchets plastiques d’ici 2030. Une économie circulaire garde les plastiques et d’autres matériaux dans l’économie et hors de l’environnement.
Les pensionnats autochtones constituent un sombre chapitre de l’histoire du Canada. Des milliers d’enfants ont été envoyés dans ces pensionnats, arrachés de leur foyer et de leur communauté, privés de leur culture et de leur langue. De façon tragique, beaucoup de ces enfants ne sont jamais revenus chez eux. Bien que nous ne puissions pas ramener ceux qui ont péri, nous pouvons dire la vérité à propos de ces injustices, soutenir les communautés et les survivants, ainsi qu’honorer à jamais la mémoire des victimes, et nous le ferons.
Protéger le bien-être des enfants autochtones a toujours été en tête de nos priorités. Pendant bien trop longtemps, les enfants autochtones ont été surreprésentés au sein du système de protection de l’enfance, ce qui était une manifestation du troublant héritage du colonialisme. Tous les enfants au Canada méritent de grandir dans leur communauté, baignant dans leur culture et entourés de leurs proches.
Nous avons pris des mesures importantes et investi plus de 4 milliards de dollars dans 535 projets d’infrastructure de traitement des eaux, dont 99 nouvelles installations et 436 mises à niveau. Cela a eu pour résultat que les communautés autochtones ont pu lever 109 avis à long terme sur la qualité de l’eau potable en Colombie- Britannique, en Alberta, au Québec et au Canada atlantique. De plus, cela a empêché que 188 avis à court terme ne se transforment en avis à long terme. Les communautés ont aussi obtenu des fonds couvrant jusqu’à 100 % des coûts de l’entretien des infrastructures de traitement d’eau et pour assurer de l’eau potable à leur population. Il y a, dans chaque communauté touchée par un avis à long terme sur la qualité de l’eau potable, une équipe de projet et un plan d’action pour régler le problème.
Depuis le premier jour, nous avons été déterminés à collaborer afin de bâtir une relation de nation à nation, de gouvernement à gouvernement et entre la Couronne et les Inuits, fondée sur le respect, le partenariat ainsi que l’affirmation et la reconnaissance des droits. Nous avons fait de grands progrès avec les Premières Nations, les Inuits et la Nation métisse, mais ces travaux doivent se poursuivre.
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On enregistre dans le monde entier une hausse inquiétante des crimes motivés par la haine. Le Canada, tragiquement, n’y fait pas exception. Les Canadiens ont été extrêmement choqués par les crimes perpétrés dernièrement au nom de l’islamophobie, de l’antisémitisme, de l’homophobie, de la transphobie et du racisme à l’égard des Noirs, des Asiatiques, des Autochtones et des Arabes. Cela ne nous représente pas. Nous devons agir fermement pour faire en sorte que tous les Canadiens se sentent en sécurité.
Tous les Canadiens ont droit à un traitement juste et équitable devant la loi. La discrimination et des pratiques rétrogrades entravent cependant un véritable accès à la justice. Les Canadiens méritent mieux.
Les Canadiens doivent plus que jamais comprendre qu’il faut investir dans nos forces canadiennes et agir activement au pays et aux côtés de nos alliés pour bâtir un monde plus sûr et plus stable.
Bien que la pandémie ait nécessité des dépenses sans précédent pour stabiliser l’économie, les avantages qui faisaient en sorte que le Canada était dans une si bonne position n’ont pas changé. Cela donne à notre pays une occasion unique de rebâtir en mieux.
Notre plan consiste avant tout à investir dans les gens, l’innovation et les communautés afin de faire du Canada un chef de file de la croissance propre, et d’être une société plus en santé, plus équitable et plus prospère. Nous allons ainsi rendre l’économie canadienne plus résiliente, productive et durable, et, surtout, faire croître la classe moyenne.
Notre cadre financier est responsable, équitable, transparent et prudent.
Ce plan est responsable, car il investit dans les choses dont les Canadiens ont besoin maintenant et auront besoin à l’avenir. Cela contribuera à nous sortir de la COVID-19 et de jeter les bases d’une future croissance robuste. Ce plan reconnaît également que la COVID-19 a exposé des problèmes de taille qui exigent des solutions d’envergure obligeant le gouvernement fédéral à intervenir pour apporter de réels changements. De plus, ce plan investit dans ces priorités d’une manière ciblée.
Notre plan est juste, car tout en faisant ces investissements importants et nécessaires, nous demandons à ceux qui s’en sont tirés pendant la COVID-19, comme les sociétés financières les plus importantes et les plus lucratives du Canada, de payer davantage. Erin O’Toole ne le fera pas.
Étant le premier parti fédéral à dévoiler un plan financier et d’établissement des coûts dans le cadre de cette élection, nous établissons une nouvelle norme de transparence. Pour établir ce plan, nous avons consulté le DPB et soumis à son examen bon nombre de nos initiatives les plus importantes et les plus complexes. Nous avons également utilisé pleinement les ressources qui nous avaient été allouées. Ce plan est basé sur la prévision de référence économique du DPB en date d’août 2021 et inclut des hypothèses concernant la dette supplémentaire et le fardeau de la dette qui sont basées sur son modèle public.
Enfin, notre plan est prudent. Nous avons intégré dans notre cadre de planification une provision pour les risques. Étant donné les inconnues et la nature volatile de la pandémie, ainsi que d’autres facteurs, nous avons prévu une provision de 15 milliards de dollars pour d’éventuels écarts au cours des deux ans et demi à venir.